Commissaire: S. Çağatay Özkefeli
Artistes: Atilla Ozkefeli
Faces and Beyond, c'est l'histoire de la façon dont un regard analytique venu de l'ingénierie se transforme en poésie lorsqu'il rencontre le rythme chaotique de la vie. Quand Atilla a découvert la photographie en 2010, il a vécu, selon ses propres mots, une sorte de « renaissance ». Cette exposition est un ensemble de visages portés depuis cette naissance jusqu'à aujourd'hui — des parcs silencieux de Boston aux rues colorées d'Oaxaca, des chemins pavés du Guatemala aux nuits mélancoliques de New Orleans. Les personnes que vous rencontrerez ici ne vous seront peut-être pas familières. Mais quelque part dans leurs regards, vous vous retrouverez vous-même. Car Atilla ne « photographie pas » — dans ces brefs instants où la vie vous regarde, il vous rend ce regard. La question cachée dans les yeux de l'enfant de Regard Innocent, la résignation sur le visage du vieux Guatémaltèque de Fatigué, la note solitaire du musicien de Solo — toutes sont des traductions différentes de la même phrase silencieuse : « Je suis là. M'as-tu vu ? » L'exposition est construite sur deux couches. Faces — les visages — nous emmène vers la géographie la plus intime de l'être humain, au bord de l'expression. Beyond — l'au-delà — commence là où le visage est absent, là où il ne reste qu'une silhouette, un reflet, un chemin. Le cri de victoire de Victoire Sous la Nuit Étoilée, le pas incertain de Marche Vers un Futur Inconnu, le silence du lac de sel dans Poème du Reflet, et ces portraits sans visage. Car parfois, ce qui exprime le mieux une personne n'est pas son visage, mais le vide qui lui appartient. Dans les photographies d'Atilla, il n'y a pas de mise en scène. Pas de lumière préparée, pas de pose dirigée. Ce qui se passe est ceci : quelqu'un vit, quelqu'un d'autre voit, et voir devient un don. Ce don offert au monde par un ingénieur de la mer Noire, un père tenant un restaurant de mezze en Amérique, le père de Dora et Duru — il est maintenant avec vous. En parcourant cette exposition, ne vous pressez pas. Regardez les visages, puis allez au-delà. Vous verrez peut-être que derrière les visages, nous partageons tous le même silence.
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience et mesurer les visites. Confidentialité