
Cirque Deux
GB
Un dessin réalisé au graphite, au pastel et au crayon de la série « Arlequins et Acrobates », faisant partie du projet « On devrait toujours regarder un cirque de haut »
€ 250
Ian Latham' - plus d'œuvres
Charles Bukowski a dit « nous allons tous mourir, nous tous, quel cirque ! », du moins selon internet – j'ai plusieurs recueils de Bukowski et je n'arrive pas à trouver la citation. Bukowski est l'un de ces écrivains qui semblent avoir des centaines de publications, donc elle existe peut-être quelque part. Je lis Bukowski en raison de sa manière de travailler, la production continuelle sans, apparemment, appliquer de contrôle de qualité durant le processus. C'était ma plus grande frustration quand j'enseignais que les gens ne pouvaient pas saisir que créer quoi que ce soit fonctionne par étapes et nécessite une révision. C'est un processus itératif. J'aime aussi la façon dont Bukowski lance une pensée et s'y engouffre, suivant le chemin qu'elle emprunte vers ce avec quoi il finit. La citation ci-dessus continue ainsi : « ça seul devrait nous pousser à nous aimer les uns les autres mais ce n'est pas le cas. Nous sommes terrorisés et écrasés par des futilités, nous sommes dévorés par le néant. »
Il existe une métaphore évidente pour la vie avec le cirque, la vie en coulisses (hors piste ?) et la présence performative, la pratique constante avant que le public ne voie le résultat et le sentiment d'être à part, de faire partie d'une communauté qui n'appartient pas à la population générale, d'être une échappatoire. (Ai-je jamais écrit une aussi longue série de clichés ?)
Le cirque, et tout est cirque, devrait être contemplé d'en haut. Il faut regarder de haut les artistes et le public, en figeant souvent l'action pour contempler les pirouettes et les acrobaties ridicules.
Il faut observer les gesticulations sans but et applaudir, puis faire ses choix comme le « Molloy » de Beckett « […] Je tombai sur une espèce de carrefour, vous savez, une étoile, ou rond-point, du genre de ceux qu'on trouve même dans les forêts les plus inexplorées. Et me tournant alors méthodiquement vers les chemins rayonnants l'un après l'autre, espérant je ne sais quoi, je décrivis un cercle complet, ou moins qu'un cercle, ou plus qu'un cercle, tant était grande la ressemblance entre eux. »